Jeudi 10 : Nara, Horyu-Ji, Shabu-che bon!
(ndlr : pas de wifi à l’auberge, donc pas d’image pour l’instant)
Ce matin, réveil à 7h00 pour sauter dans le train Kyoto-Nara de 8h08.
Cécile R et les enfants prennent un taxi alors que Cécile F, Franck et Yann marchent d’un pas leste et agile jusqu’à la gare. Grace à nos JR Pass, nous sommes sur le quai en moins de temps qu’il n’en faut pour dire Sayonara à la belle ville de Kyoto qui nous laisse tout de même la nette impression qu’il faudra revenir pour continuer de découvrir toutes ses merveilles.
Les enfants engloutissent un petit déjeuner (*** au guide Michelin des enfants) sur les banquettes du wagon, entre un salaryman et un étudiant somnolents. La leçon d’origami occupe le reste du voyage, en prévision du dépot de quelques ‘tsuru’ au parc de la paix de Hiroshima demain. Même Igor se joint aux filles dans cet exercice de précision (surtout dans un train de banlieue).
Arrivés à Nara une heure plus tard, nous optons pour le taxi qui nous emmène à notre ryokan Seikan-So en quelques minutes à peine. Nos chambres ne sont pas disponibles mais nous laissons nos sacs et appercevons un joli jardin intérieur. La promesse d’un furo en fin de journée nous encourage à attaquer un autre marathon touristique.
Nous nous dirigeons vers le parc où sont regroupé les plus beaux sites de Nara. L’étang de Sarusawa, la pagode de Gojuntou et les daims sont une mise en appétit, mais le plat de résistance n’est pas au rendez-vous : après les temple-sans-toît de Kyoto, voici
le temple-sans-temple de Nara : le Kofuku-Ji, joyau de la cité, a entièrement disparu, démonté jusqu’à la dernière pierre pour être rénové et remonté en… 2010!
Heureusement, un groupe d’une centaine de japonais en pleine gymnastique matinale et musicale aura tôt fait de nous remonter le moral (la gymastique le matin, dès le réveil ça fait du bien…. papapadam)
Dans la série ‘les petits métiers que nous aimons’, nous notons aussi la diligente et déterminée ramasseuse de crottes de daims qui, telle Sisyphe et son rocher, recommence inlassablement son dur labeur sans jamais arriver à ses fins.
Nous rencontrons encore quelques groupes de collégiennes autochtones en uniforme, toutes émoustillées de rencontrer autant de bêtes à cornes et exprimant leur surprise à coups de cris stridents, avant de nous diriger vers le Todai-Ji, batiment abritant le Daibutsu-den, c.a.d. une statue de bouddha magistrale. C’est aussi la séquence ‘nostalgie’ de la journée puisque nous retrouvons le pilier en bois dans lequel un petit tunnel percé promet à qui le traversera bonheur et chance pour la vie. A 20 ans de distance, Mirabelle passe donc (4 fois de suite) dans le trou magique, sur les pas de son oncle Franck, qui certes n’est pas bien gros, mais ne passerait plus par le chat de cette aiguille aujourd’hui.
Nous partons alors vers le Kasuga Taisha, temple aux trois mille lanternes ou
Franck, atteint de grâce, nous fera une petite séance de lévitation.
Il est alors l’heure de manger: katsu caré, katsu don et autre caré raisu sont une fois de plus au menu.
L’après-midi, nous décidons de sortir des sentiers battus et de visiter un site encore inexploré par les trois générations de la famille Dubois ayant foulé le vénérable sol nippon. Franck et son instinct de génie pour tout ce qui traîte de transports en commun (doublé d’une maîtrise remarquable de la lecture de plans en kanji) nous trouve donc le meilleur moyen de rejoindre Horyu-Ji, en dehors de Nara, grace à nos JR pass. En 10 minutes de train de banlieue, nous nous retrouvons à quelques pas d’un impressionant complexe religieux, vraisemblablement ‘la perle architecturale du Japon’. Pagode exceptionelle, murs d’enceinte intacts, plus vieille structure en bois du pays (607), statues en terre plus anciennes (711), édifice religieux le plus ancien (pavillon des rêve yumedomo)… les superlatifs se sucèdent et les monuments nous laissent pantois.
L’atmosphère est moins populaire que dans d’autres sanctuaires. Nous sommes ici dans un musée à ciel ouvert. Peu de fidèles, aucun touriste, mais beaucoup de belles choses à voir.
Nous revenons fourbus en train, Yann et Cécile R nous prouvant par la même occasion leur remarquable capacité d’adaptation au régime local
‘shikatetsu power nap’. Un bain chaud entre filles et un thé vert sur la balcon de notre chambre au desssus du jardin japonais du ryokan nous remet d’aplomb pour l’heure du dîner, et c’est
soirée Shabu-shabu pour toute la tribu. Un régal pour petits et grands, on en redemande ! La maîtresse de maison, charmée tant par les enfants qui ont fait honeur à son restaurant que par notre maitrise parfaite du japonais après quelques bières nous offrira même du papier d’origami en guise de cadeau.
Commentaire du Michelin des enfants : ‘Shabu, ch’est bon!’
Text credit: Cécile F




le 10 July 2008 à 16:33 h
Je ne peux pas croire que Franck (dit “le rescapé du camp des FARC”)ne passe pas à travers le poteau magique,j’y suis passé il ya 25ans et j’étais déja beaucoup plus gros que Mirabelle…Peut être le bois s’est rétréci (comme les salaires avec l’inflation)peut être est-ce in effet méconnu du global warming?
A étudier de plus prés,en jouant du Koto.
BP