Mardi 8 : Kyoto e ikimasu !

Cécile F. et Franck se sont réveillés très tôt, et ils se sont promenés dans le quartier avant de venir réveiller le reste de la famille vers 8h comme convenu. Les enfants retrouvent le buffet du petit déjeûner de l’hôtel Edoya, avec riz et omelette sucrée, auquel ils sont habitués.
En une seule soirée, ils ont réussi à transformer leur chambre en un capharnaum innommable : ils ont étalé toutes leurs affaires en une couche continue qui couvre uniformément à-peu-près toute la surface au sol, salle de bains, toilettes et entrée compris. Cette fois, la famille nombreuse n’est pas du tout prête au départ matinal, et Franck et Cécile F doivent donc patienter dans le lobby avant que, sac par sac et enfant par enfant, l’ascenceur ne daigne cracher les éléments de la famille.
Vers 10h, tout le monde est enfin réuni pour encourager Cécile F lors de sa première expérience avec les nouvelles machines mangeuses de billets de banques. La scène se déroule à la station JR Okachimachi, où après avoir régurgité la moitié des coupures à lui patiemment présentées, l’appareil se résigne à confectionner un billet pour Kyoto.
Comme Franck a déjà activé son passe JR, tout le monde est fin prêt à embarquer direction la gare de Tokyo, où le Shinkansen Hikari No.409 de 10h33 en direction de Kyoto nous attend. Une fois les portes ouvertes, nous partons à l’assaut du wagon avec une stratégie préméditée de retournement de sièges pour nous assurer un confort familial isolé. Les banquettes de trois sièges se retournent donc aussi !
Le train démarre et dehors la pluie se met à tomber alors que nous traversons les premiers kilomètres de la banlieue sans fin de la capitale.
–C’est ici que je passe le mini-clavier à mon frère Franck qui pour la première fois va enfin me relayer dans la rédaction de ces modestes chroniques ferroviaires nippones–
Minasama konnichiha konnichiha Furankudegozaimasu
les retrouvailles émouvantes et ennivrantes eurent lieu hier après-midi au troisième étage d’un petit hôtel très bien situé face à d’autres hôtels plus coquins offrant aussi des tarifs à la journée (voire moins); ces retrouvailles furent celles de la tribu Dubois qui jette les plus flegmatiques hôtes japonais dans la confusion la plus totale : deux Cécile Dubois dont une est la belle soeur de l’autre et, non, Franck n’est marié à aucune des deux. Tout va donc très bien, nous avons pu vérifier la véracité des rapports précédents s’agissant du prix modique du katsudon et des sobas. le Coca est vendu cent vingt yens dans les distributeurs, soit seulement vingt de plus qu’il y a vingt ans!
Je passe donc et reprends la chronique endormie, ce qui a changé et ce qui n’a pas bougé.
Changé : la police, très présente pour lutter contre les terroristes, j’ai la tête de l’emploi, on m’a arrêté dès le quai du Narita express… Pour recopier mon nom dans un petit carnet a spirales. Mais un collègue du préposé aux terroristes s’est rattrapé en prenant gentiment la bouteille vide de Cécile qui cherchait une poubelle, pour se charger de la mission (on l’a vu ensuite très embêté, déambulant pour chercher un lieu pour la bouteille, puisqu’ils ont supprimé celles-ci dans les gares de Tokyo le temps du G8 qui se passe à Hokkaido !)
Changé : les pubs écolo et co. L’environnement est devenu la grande affaire.
Changé : plus de fumeurs dans la rue, et pour cause : les rues de certains quartiers sont non-fumeur !
Changé : la façon dont s’habillent les femmes, moins uniforme, le style Harajuku ne se confine plus à ce coin de la ville !
Pas changé : six bonshommes pour gérer la queue à l’immigration, mais totalement inefficaces.
Pas changé : les temples, les pots de fleurs accrochés dans la rue, les milliers de micro restaurants, les mêmes pubs et mêmes jingles…
Brefs, le sentiment confus de se retrouver en terre très familière ! Voilà qui augure bien de ce voyage ! Youpi !!!!
–Le compte-rendu d’Igor–
Nous nous somme reveillés vers 8h ce matin; nous avons été déjeûner du même petit dejeuner qu’au début du séjour, réputé bien dans le guide Michelin des enfants. Après quoi nous avons dû ranger nos trois couches de dérangement habituel (papa n’a pas voulu vous choquer, mais la version originale, c’est trois couches de capharnaum, enfin bref) Sous les encouragements et avec l’aide de papa Yann, nous finissons de ranger et nous partons, après on vous l’a dit : tata Cécile a galéré à prendre son billlet, et nous avons pris le Shinkansen, et là, j’écris ce texte pendant que tonton Francky regarde par la fenêtre le paysage avec ses lunettes de soleil, que tata Cécile fait pareil et que papa Yann lit un journal sur le Japon.
–Retour au narrateur habituel–
Arrivés à Kyoto peu après 13h, nous nous dirigeons vers notre auberge, située à la limite du quartier de Gion, à environ un quart d’heure de marche de la gare. Il n’y a personne à l’auberge, mais tout est ouvert, et un petit papier collé dans l’entrée nous invite à prendre possession de nos chambres. Nous déposons donc nos sacs et partons à la recherche d’un restaurant. C’est à nouveau un restaurant rapide à la japonaise avec distributeur de tickets pour commander en pré-payant qui nous accueillera. Au menu, riz au curry, katsudon ou katsu-curry contenteront tout le monde, avec du thé vert froid et de l’eau bien fraîche (le temps est beau, mais lourd et chaud : de saison).
En sortant du restaurant, nous déambulons dans les rues du quartier de Gion (celui des maisons de thé et des maikos, apprenties-geishas), en direction du temple zen de
Kennin-ji, le plus ancien du Japon, que nous visitons (plusieurs “jardins secs” à base de pierres, de galets et de mousses).
Puis nous montons au grand temple Kyomizu-dera avec ses pagodes, ses terrasses sur pilotis, sa petite promenade ombragée à flanc de colline et sa fontaine porte-bonheur sous laquelle on fait la queue pour y boire à l’aide de grandes louches stérilisées aux ultra-violets après avoir fait un vœu. Les filles se prêtent au rituel sous l’oeil des caméras et appareils photos. Mis à part les enfants, nous sommes déjà tous venus ici plusieurs fois, mais impossible se souvenir combien de fois au total ni quand exactement. Le temple ferme quand nous le quittons. Nous redescendons dans les petites rues commerçantes bordées de vieilles maisons en bois avant de remonter vers la promenade du “chemin des philosophes” que nous empruntons après quelques détours par des temples et sanctuaires environnants.
Il est déjà presque 19 heures et tout le monde commence à fatiguer; nous ne pousserons pas jusqu’au pavillon d’argent ce soir. Au lieu de cela, nous montons dans un bus qui nous ramène vers le quartier de notre auberge. Nous descendons dans une avenue très commerçante bordée de nombreux restaurants.
Dans une rue transversale, un restaurant typiquement japonais nous accueuille. Assis sur des tatamis autour d’une “fausse table basse” (qui dissimule un espace pour les jambes), nous commandons bière et sushis en grande quantité avant d’enchaîner sur encore plus de bière et des brochettes. Nous nous conformons en cela en tous points au cérémonial des groupes de japonais qui nous entourent aux tables voisines.
Les enfants ont pu commander pizzas, frites et nuggets si bien que tout le monde est content. Voilà, cette ambiance festive et décomplexée toute simple, c’est aussi le japon qu’on aime.
Nous rentrons à l’auberge par les petites rues de Gion avec les lanternes allumées devant les maisons de thé. Dans la rue il n’y a que des taxis.
Après avoir récupéré les clés de nos chambres, les filles partent tester le bain public du coin de la rue pendant que Franck s’endort et qu’Igor s’installe au clavier de l’ordinateur mis au service des clients de l’auberge pour lire les commentaires et inciter ses amis à venir lire ce blog.
Rituel habituel, je mets la dernière main au compte-rendu de la journée, que nous n’allons malheureusement pas pouvoir agrémenter d’une sélection de photos dans les minutes qui viennent car l’ordinateur de l’auberge est défectueux=…





le 8 July 2008 à 17:14 h
ATTENTION !
Si vous allez à NARA n’oobliez pas que les daims sont encore plus voleurs que les singes!!!
BP
le 8 July 2008 à 18:25 h
bonjour tous, redacteurs et commentateurs-trices
je vous rejoins de temps en temps, evidemment, vos reférences japonaises m’echappent, mais y’a pas, c’est exotique et meme”exotérique”.
Franck, si tu retrouves exactement les memes bols que ceux que tu m’a rapportés jadis, ils sont très bien (je plaisante).
amusez vous bien
le 9 July 2008 à 10:05 h
Si tu as le temps a Kyoto, je te recommende les temples Nanzenji, Kinkakuji, Ginkakuji.
Byodoin est un peu loin mais c’est beau.
By the way, call me. I need to know if the 18th is okay for a small reunion.
le 10 July 2008 à 16:04 h
@Madoro:
le 18 c’est parfait ! (c’est le dernier soir)